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Liens dofollow et nofollow : quelles différences pour votre stratégie SEO ?

Un lien dofollow peut transmettre de la popularité à la page de destination, tandis qu’un lien nofollow signale aux moteurs de recherche qu’ils ne doivent pas…

Par · Publié le · ⏱ 12 min
Comparaison de liens dofollow et nofollow dans une stratégie SEO
Comparaison de liens dofollow et nofollow dans une stratégie SEO

Un lien dofollow peut transmettre de la popularité à la page de destination, tandis qu’un lien nofollow signale aux moteurs de recherche qu’ils ne doivent pas nécessairement utiliser ce lien comme recommandation pour le classement. En pratique, nofollow, sponsored et ugc sont des valeurs de l’attribut rel, alors qu’un lien dit dofollow ne nécessite aucun attribut spécifique. Cette distinction influence l’analyse du profil de liens, mais elle ne suffit jamais à juger seule l’intérêt d’un backlink. Voici comment interpréter chaque type de lien, choisir le bon attribut et évaluer son rôle dans une campagne de netlinking.

La différence ne se limite pas à la transmission de popularité

Dofollow et nofollow décrivent avant tout la manière dont un moteur peut interpréter la relation entre deux pages. Le premier laisse le lien fonctionner sans restriction particulière. Le second ajoute une indication destinée aux moteurs de recherche, sans empêcher l’internaute de cliquer.

Le mot « dofollow » prête d’ailleurs à confusion. Il ne correspond généralement pas à une valeur écrite dans le code HTML. Un lien standard prend simplement cette forme :

<a href="https://exemple.fr/page">Texte de l’ancre</a>

En l’absence d’un attribut rel qui modifie son traitement, ce lien est couramment qualifié de dofollow. Il peut contribuer à la découverte de la page cible, à son exploration et à la transmission du PageRank, selon l’interprétation du moteur et les autres signaux disponibles.

Un lien nofollow comporte, lui, une indication explicite :

<a href="https://exemple.fr/page" rel="nofollow">Texte de l’ancre</a>

L’attribut rel nofollow ne désactive pas le lien. La page référente reste accessible, l’ancre reste visible et les visiteurs peuvent toujours rejoindre la page de destination. Ce qui change concerne le signal adressé aux moteurs, pas le fonctionnement du lien pour l’utilisateur.

La recherche lien dofollow et nofollow quelles differences appelle donc une réponse plus précise que « l’un compte, l’autre non ». Cette formule ignore le trafic potentiel, la découverte de marque, le contexte éditorial et la manière dont les moteurs utilisent les indications portées par l’attribut rel.

Ce qu’un lien dofollow peut réellement apporter

Un lien dofollow peut renforcer la popularité de la page cible lorsque la page référente est pertinente, indexable et elle-même suffisamment reconnue. Sa valeur ne provient pas seulement de son statut technique, mais du contexte dans lequel il apparaît.

La transmission du PageRank reste l’effet le plus recherché en netlinking. Une page transmet une partie de sa popularité à travers ses liens, selon un calcul propre aux moteurs de recherche. Le fameux « jus de lien » désigne cette idée, mais le terme simplifie excessivement un mécanisme qui dépend de la page référente, de ses propres liens et de son environnement.

Pour évaluer un lien dofollow, examinez notamment :

  • la pertinence thématique entre le domaine référent, la page référente et votre page cible ;
  • l’indexation effective de la page qui porte le lien ;
  • la proximité sémantique du paragraphe entourant l’ancre ;
  • la visibilité organique de la page ou du site éditeur ;
  • le nombre et la nature des liens sortants présents sur la page ;
  • la qualité éditoriale et l’utilité réelle du contenu ;
  • l’historique du domaine et la stabilité de ses pages ;
  • l’emplacement du lien dans le contenu, la navigation ou une zone secondaire.

Un lien dofollow transmet potentiellement un signal de popularité, mais ce potentiel n’est ni automatique ni uniforme. Un backlink placé sur une page orpheline, hors sujet ou non indexée peut être techniquement dofollow tout en présentant peu d’intérêt pour votre référencement.

Le bon réflexe consiste à analyser la page référente avant de regarder l’indicateur global du domaine. Un score d’autorité flatteur ne garantit ni l’exploration de la page, ni sa pertinence, ni le maintien du lien. Les métriques vaniteuses portent bien leur nom lorsqu’elles remplacent l’examen du support.

Pourquoi un lien nofollow n’est pas un lien inutile ?

Un lien nofollow peut soutenir une stratégie SEO sans transmettre la popularité de la même manière qu’un lien standard. Il peut apporter une audience qualifiée, renforcer la visibilité d’une marque et diversifier un profil de liens trop uniforme.

Les liens en nofollow apparaissent souvent dans des environnements où le site ne souhaite pas endosser pleinement chaque destination externe. C’est notamment le cas de certains espaces contributifs, annuaires, plateformes sociales, forums ou commentaires de blog. Le marquage limite l’intérêt de ces espaces pour la création artificielle de liens.

Un backlink nofollow conserve plusieurs fonctions concrètes :

  • Il peut envoyer des visiteurs vers une page utile.
  • Il peut faire connaître une marque à une audience déjà intéressée par le sujet.
  • Il peut faciliter la découverte d’un contenu par différents outils et utilisateurs.
  • Il peut conduire indirectement à des mentions ou à des liens éditoriaux ultérieurs.
  • Il contribue à un profil de liens moins exclusivement composé de placements recherchés pour la transmission du PageRank.

La valeur commerciale ou éditoriale d’un lien ne se confond pas avec sa capacité supposée à transmettre de la popularité. Une mention nofollow depuis une page très consultée et parfaitement alignée sur votre activité peut produire davantage de visites qu’un lien dofollow enfoui dans un article sans audience.

Ne commandez toutefois pas un lien nofollow uniquement pour « faire naturel ». La diversification des supports doit résulter de véritables occasions de visibilité, pas d’un quota arbitraire. Chaque acquisition doit rester reliée à un objectif : popularité de la page, trafic qualifié, notoriété ou présence dans un écosystème thématique.

Nofollow, sponsored et ugc ne répondent pas au même besoin

Les valeurs nofollow, sponsored et ugc qualifient des relations différentes. Les utiliser correctement permet de distinguer une réserve éditoriale, une relation commerciale et un contenu produit par les utilisateurs.

Valeur de l’attribut �26�Usage pertinentExemple courantPoint de vigilance
�27�Le site ne souhaite pas associer pleinement sa recommandation à la destinationSource externe non vérifiée ou lien nécessitant une réserveNe pas l’utiliser comme camouflage systématique d’une relation commerciale
�28�Le lien résulte d’un paiement, d’un partenariat ou d’un avantage reçuArticle sponsorisé, affiliation ou placement rémunéréLa relation commerciale doit être qualifiée clairement
�29�Le lien provient d’un contenu généré par un utilisateurForum, espace communautaire ou commentaires de blogLa modération reste nécessaire malgré l’attribut
Aucune de ces valeursLe lien relève d’un choix éditorial assuméRéférence documentaire intégrée naturellement à un articleL’absence d’attribut ne garantit pas à elle seule la valeur SEO

Plusieurs valeurs peuvent être indiquées lorsque le contexte le justifie. Un lien ajouté par un utilisateur et soumis à une politique de prudence peut, par exemple, combiner des indications dans son attribut rel. La syntaxe doit refléter la relation réelle plutôt qu’une préférence opportuniste pour le dofollow.

Sponsored est la valeur la plus précise pour un placement rémunéré. Employer seulement nofollow peut encore fournir une indication aux moteurs, mais décrit moins clairement la nature commerciale du lien. Une stratégie de référencement durable ne devrait pas dépendre d’une ambiguïté de balisage.

Pour vos audits, conservez donc des colonnes distinctes pour le statut du lien, son origine et sa nature commerciale. Vous éviterez de mélanger un lien éditorial nofollow, une contribution UGC et un article sponsorisé dans une même catégorie peu exploitable.

Comment choisir entre dofollow et nofollow ?

Le choix de l’attribut doit suivre la nature réelle du lien, pas l’effet SEO que vous aimeriez obtenir. Un éditeur assume librement une référence éditoriale ; il qualifie une relation sponsorisée ou un contenu utilisateur lorsque cette relation l’exige.

Pour un lien éditorial choisi par la rédaction

Une source documentaire pertinente peut rester sans attribut restrictif lorsque l’éditeur souhaite la recommander. Le lien dofollow transmet alors potentiellement de la popularité, mais sa fonction première reste d’aider le lecteur à vérifier une information ou à approfondir le sujet.

Dans une campagne d’acquisition, recherchez ce niveau de cohérence. La page cible doit prolonger naturellement le passage qui contient l’ancre. La proximité sémantique et l’utilité du renvoi comptent davantage qu’une ancre exacte insérée de force.

Pour une publication rémunérée

Un placement payé, affilié ou obtenu contre un avantage appelle l’attribut sponsored. Le prix versé ne transforme pas le lien en recommandation éditoriale spontanée, même lorsque le contenu publié est utile et correctement rédigé.

Intégrez cette réalité à votre mesure de campagne. Un support peut apporter de la visibilité, des visites ou des conversions sans que le lien soit traité comme un vote éditorial classique. Le reporting doit distinguer ces résultats au lieu de tout réduire au nombre de domaines référents.

Pour les contributions d’utilisateurs

Les forums, avis et espaces de commentaires peuvent employer ugc. Cette valeur aide à identifier les liens ajoutés par des utilisateurs, dont l’éditeur ne contrôle pas toujours l’intention initiale.

Le marquage technique ne remplace pas la modération. Un site qui laisse proliférer des contributions promotionnelles dégrade son environnement éditorial, même si tous les liens comportent le bon attribut. Pour une campagne, évitez de confondre participation utile et dépôt mécanique d’ancres.

Les deux types de liens à suivre dans un audit SEO

Les deux grandes catégories à suivre sont les liens susceptibles de transmettre de la popularité et les liens qualifiés par une valeur comme nofollow, sponsored ou ugc. Cette séparation répond à la question technique, mais un audit sérieux doit ensuite examiner chaque page référente.

Un tableau de suivi exploitable peut réunir les informations suivantes :

  • domaine référent et URL exacte de la page référente ;
  • URL de la page cible ;
  • ancre de marque, ancre exacte, ancre partielle ou ancre désoptimisée ;
  • attribut rel observé ;
  • statut d’indexation de la page référente ;
  • pertinence thématique et proximité sémantique ;
  • nature éditoriale, sponsorisée ou contributive du placement ;
  • date de détection et dernière vérification ;
  • perte de backlink, redirection ou modification de l’attribut.

La vérification dans le code de la page reste importante. Certains outils peuvent afficher une information ancienne, notamment lorsque le site éditeur modifie l’attribut après la publication. Le statut actuel du lien compte davantage que celui enregistré lors de la commande.

Ne limitez pas non plus le bilan au total de liens acquis. Un domaine référent supplémentaire n’a guère de valeur opérationnelle si la page a disparu, si le lien pointe vers une redirection indésirable ou si la page cible ne répond plus à l’intention visée.

Construire un profil de liens crédible sans appliquer de recette universelle

Un profil de liens cohérent associe des origines, des ancres, des pages cibles et des contextes variés. Il n’existe pas de répartition universelle entre dofollow et nofollow qui conviendrait à tous les sites.

La bonne distribution dépend du profil existant, du secteur, des occasions éditoriales disponibles et du niveau de concurrence. Un site souvent cité dans des communautés peut recevoir davantage de liens UGC. Une marque active dans les relations presse peut accumuler des mentions nofollow. Ces écarts ne constituent pas automatiquement un problème.

L’analyse doit plutôt repérer les anomalies : répétition d’une ancre exacte, acquisition concentrée sur un même réseau de supports, pages référentes presque identiques, rythme d’acquisition brutal ou liens sortants manifestement conçus en série. L’attribut n’est qu’un signal parmi d’autres dans ce diagnostic.

Avant toute nouvelle commande, comparez ce que la page cible reçoit déjà avec ce qui lui manque. Une ancre de marque sur une page thématiquement forte peut être plus adaptée qu’une nouvelle ancre exacte. Le choix du support précède celui de l’ancre ; l’inverse conduit souvent à fabriquer un paragraphe autour d’une contrainte.

La place des liens dans les trois dimensions du SEO

Le référencement repose couramment sur trois dimensions complémentaires : la technique, le contenu et la popularité. Les liens interviennent surtout dans la troisième, mais leur effet dépend directement des deux premières.

Le SEO technique facilite l’exploration, l’indexation et la compréhension du site par les moteurs de recherche. Le travail éditorial aligne chaque page sur une intention, structure l’information et apporte une réponse utile. Le netlinking développe la popularité des pages grâce aux mentions et aux backlinks provenant d’autres sites.

Un lien dofollow ne compense pas durablement une page inaccessible, une architecture confuse ou un contenu sans objectif clair. À l’inverse, une page techniquement propre et bien rédigée peut rester peu visible sur une requête concurrentielle si son profil de liens ne soutient pas sa légitimité.

Traitez donc l’acquisition de liens comme un levier d’amplification. Avant d’envoyer de la popularité vers une page cible, vérifiez qu’elle mérite d’être trouvée, qu’elle répond à la recherche et qu’elle s’insère correctement dans le maillage du site.

Dofollow et nofollow ne forment pas un duel entre lien utile et lien inutile. Ils expriment des relations différentes, dont la valeur dépend de la page référente, du contexte éditorial et de l’objectif poursuivi. Dans vos campagnes, privilégiez les supports pertinents, les ancres cohérentes et un suivi durable plutôt qu’une accumulation de liens standards à bas prix. La prochaine étape consiste à relier chaque acquisition à un indicateur précis : évolution de la page cible, visites référentes, maintien du backlink ou diversification du profil.

Questions fréquentes

Un lien nofollow peut-il apparaître dans les outils SEO ?

Oui. Les outils d’analyse peuvent détecter un lien nofollow et l’intégrer au profil de liens, même si son attribut indique aux moteurs une relation différente de celle d’un lien standard.

Faut-il demander la modification d’un backlink nofollow en dofollow ?

Pas systématiquement. Vérifiez d’abord la nature du placement, les conditions éditoriales du support et l’intérêt réel de la page référente ; une modification n’est pertinente que si elle respecte la relation entre les deux sites.

Une redirection conserve-t-elle le statut dofollow ou nofollow du lien initial ?

L’attribut appartient au lien présent sur la page référente, tandis que la redirection intervient ensuite sur le parcours vers la destination. Vous devez donc contrôler à la fois le balisage du lien et la chaîne de redirections avant d’évaluer le backlink.

Le texte de l’ancre compte-t-il encore sur un lien nofollow ?

Oui, l’ancre reste un élément descriptif pour l’utilisateur et participe au contexte du lien. Elle doit rester claire et cohérente, sans répétition artificielle d’une requête exacte.

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Clara Vannier

À propos de l'auteur

Clara Vannier

Rédaction en chef · spécialité Qualite des backlinks

Clara Vannier a piloté des audits de popularité et des campagnes de netlinking pour des sites marchands, des médias spécialisés et des réseaux d’éditeurs. Elle cherche à rendre chaque décision traçable, depuis la sélection du domaine référent jusqu’à la mesure de l’effet sur la page cible.

  • Rédactrice expérimentée
  • 10 ans en média indépendant
  • Sources vérifiées
  • Lecture conseillée
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